Récit de notre voyage durant l’hiver 2023/2024

Plongée au cœur de Madagascar : notre été entre racines et découvertes
L’hiver 2023/2024 restera à jamais gravé dans notre mémoire. C’est cette année-là que nous avons décidé de partir en famille à Madagascar, pour faire découvrir à nos filles les origines de leur papa et leur transmettre un morceau essentiel de leur histoire.

Antananarivo — Premiers pas dans la capitale animée

Dès que l’avion a touché terre à Antananarivo, nous avons été enveloppés par une énergie singulière. La capitale ne se raconte pas, elle se vit.
Des marchés, des klaxons, des collines parsemées de maisons rouge ocre, des senteurs d’épices et de cuisine de rue…
Déjà, nous sentions que ce voyage serait plus qu’un simple séjour : une immersion.
Le soir de Noël, nous avons rejoint avec toute la famille une église au cœur d’un quartier animé. À l’intérieur, l’atmosphère était remplie d’une émotion simple et pure : des sourires, des regards bienveillants, des personnes en tenue de fête. La cérémonie mêlait prières et chants traditionnels.

Cap vers la côte Est — En route pour le Canal des Pangalanes
Après notre passage à Antananarivo nous prenons la route pour explorer l’Est de la Grande Île, en suivant ce que l’on appelle la route des litchis. Il est presque impossible de résister à la tentation de goûter quelques-uns vendus par une multitude de marchands bordant la route.
Notre destination : le mythique Canal des Pangalanes, un ruban d’eau long de plusieurs centaines de kilomètres, construit à l’époque coloniale et bordé de villages, de forêt et de nature intacte.
Rien que le nom évoque déjà l’aventure.
Une atmosphère unique, entre eau et forêt
Lorsque nous arrivons aux abords du canal, c’est un autre monde qui s’ouvre à nous. Le canal s’étire à perte de vue, bordé de palmiers, d’habitations traditionnelles et de petites pirogues glissant silencieusement sur l’eau.
C’est un décor naturel où le temps semble ralentir.
Rencontres et moments authentiques
Nous avons été accueillis avec la même chaleur que partout ailleurs à Madagascar.
Nous avons profité d’une balade en famille sur le canal : une expérience à la fois apaisante et envoûtante.
Glisser sur cette eau tranquille, entourés de nature brute, nous a donné l’impression d’être loin de tout…
La côte Est, un autre visage de Madagascar
Ici, tout est différent : le climat, la végétation luxuriante, la culture influencée par la mer, les traditions, et le rythme de vie, plus doux, plus fluide.

Paysage Pain de sucre

Cap vers le Grand Nord — Diego-Suarez et son parfum de liberté
Quelques jours plus tard, nous avons embarqué vers le Grand Nord, direction Diego-Suarez (Antsiranana), l’un des joyaux les plus contrastés de Madagascar.
À notre arrivée, le changement d’ambiance est total : air marin, chaleur douce, horizon ouvert…
Diego respire la tranquillité et l’authenticité.
Nous avons passé le week-end dans un bungalow face au Pain de Sucre, cette formation rocheuse emblématique qui semble flotter au milieu de l’océan.
Chaque matin, nous nous réveillions avec pour décor : la mer turquoise, le ciel bleu, le vent léger du nord, et ce silence apaisant qu’offrent les lieux préservés.
Nous, nous savourions chaque instant : ces paysages, ces odeurs, cette simplicité, tout ce qui fait la beauté du nord malgache.

Retour aux racines — Sur les Hauts Plateaux, à Sadabe
Destination : Sadabe, le village natal de Haingo.
Après la douceur du nord, nous avons pris la route vers une étape essentielle de notre voyage : les Hauts Plateaux.
Un lieu chargé d’histoire, d’émotions et de souvenirs, que nous avions hâte de faire découvrir à nos filles.
La route qui mène à Sadabe est déjà une aventure en soi.
Les paysages changent peu à peu : les collines ondulent, les rizières se succèdent, les maisons de terre cuite apparaissent ici et là. Et partout, cette couleur si caractéristique : le rouge profond de la terre malgache.